Compréhension de l’écrit 2
Projet 3:« Réaliser un
cahier de souvenirs de la classe
Ait Saidi Lounis
et un recueil de récits
de vie à caractère biographique»
Séquence1: « Rédiger un
souvenir d’enfance, une expérience vécue. »
Activité : Compréhension de l’écrit 2. Durée : 01 heure
Titre : MA
MÈRE
Objectifs
d’apprentissage :
-Lire et comprendre un récit
autobiographique.
Analyser
des textes récits autobiographiques pour en identifier les caractéristiques.
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Déroulement de l’activité du jour
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Rappel
Rappel de l’intitulé du projet.
Rappel de l’objectif de la
séquence.
Expliquer
l’objectif de la séance à l’ensemble de la classe.
MA MÈRE
Ai-je été nourri par ma mère ? Est-ce une
paysanne qui m’a donné son lait ? Je n’en sais rien. Quel que soit le sein
que j’ai mordu, je ne me rappelle pas une caresse du temps où j’étais tout
petit : je n’ai pas été dorloté, tapoté, baisoté ; j’ai été beaucoup
fouetté.
Ma mère dit qu’il ne faut pas gâter les enfants, et
elle me fouette tous les matins ; quand elle n’a pas le temps le matin,
c’est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.
Mademoiselle Balandreau m’y met du suif.
C’est une bonne vieille fille de cinquante ans. Elle
demeure au-dessous de nous. D’abord elle était contente : comme elle n’a
pas d’horloge, ça lui donnait l’heure. « Vlin ! Vlan !
zon ! zon ! – voilà le petit Chose qu’on fouette ; il est temps
de faire mon café au lait. »
Mais un jour que j’avais levé mon pan, parce que ça me
cuisait trop, et que je prenais l’air entre deux portes, elle m’a vu ; mon
derrière lui a fait pitié.
Elle voulait d’abord le montrer à tout le monde,
ameuter les voisins autour ; mais elle a pensé que ce n’était pas le moyen
de le sauver, et elle a inventé autre chose.
Lorsqu’elle entend ma mère me dire :
« Jacques, je vais te fouetter !
— Madame Vingtras, ne vous donnez pas la peine, je
vais faire ça pour vous.
— Oh ! Chère demoiselle, vous êtes trop
bonne ! »
Mademoiselle Balandreau m’emmène ; mais au lieu
de me fouetter, elle frappe dans ses mains ; moi, je crie. Ma mère
remercie, le soir, sa remplaçante.
« À votre service, » répond la brave fille,
en me glissant un bonbon en cachette.
Mon premier souvenir date donc d’une fessée.
Jules
Vallès, L’enfant.
Compréhension
de l’écrit :
Lecture silencieuse du texte.
Questions :
1- A qui renvoient
les pronoms « je » et « elle » ?
je
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elle
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elle
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Jaques Vintgras
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la mère de Jaques
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Mademoiselle Balandreau
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2-a- Le personnage
Jaques Vintgras représente :
Jules
Vallès ?
Le père de l’auteur ?
Le personnage Jaques Vintgras représente Jules Vallès.
b- Ce texte est un récit de fiction ?
Un récit autobiographique ? Justifie ta réponse.
Ce
texte est un récit autobiographique dans lequel l’auteur Jules Vallès raconte un souvenir d’enfance.
3- a-Qui est
Mademoiselle Balandreau ?
b-Relève les substituts lexicaux qui la
désignent.
-
Mademoiselle Balandreau est la voisine qui habite au-dessous de
l’appartement de la famille Vintgras.
- Les substituts lexicaux qui la désignent sont :
une bonne vieille fille de cinquante ans – chère demoiselle – sa remplaçante –
la brave fille.
4- Relève une
phrase qui montre comment la mère élève son enfant.
La
phrase qui le montre est : «Ma mère dit qu’il ne faut pas gâter
les enfants, et elle me fouette tous les matins »
5- A
quelles informations ou à qui renvoient les mots soulignés dans le passage
suivant :
« (…) comme
elle n’a pas d’horloge, ça lui donnait l’heure.
« Vlin ! Vlan ! zon ! zon ! – voilà le petit Chose qu’on
fouette (…)»
Ça : fouetter Jaques Vintgras
l’heure : c’est l’heure de prendre le café au lait.
le petit
Chose : Jaques Vintgras
6- Complète
le passage suivant par deux mots et deux expressions de ton choix.
En voyant
le postérieur de Jaques, Mademoiselle Balandreau a ressenti de la peine. C’est pourquoi,
elle a proposé a Madame Vintgras de fouetter
son fils à sa place. Mais la gentille
demoiselle faisait croire qu’elle le battait, au lieu de cela elle frappait dans ses mains. Et lui
donnait un bonbon.
7- Relève
un verbe et une expression qui montrent que l’auteur raconte son enfance.
- un
verbe : je ne me rappelle pas.
- une
expression : mon petit souvenir.
8-Complète
le passage par des adjectifs possessifs et démonstratifs.
Cette femme est bonne car elle a sauvé Jaques des coups que lui faisait
subir sa mère. Elle a joué
de malice en faisant croire à ce monstre qu’elle fouettait son fils.
9- Réécris
le passage en remplaçant le « je » par « il »
et le verbe « se rappeler » par « se souvenir ».
Je ne me
rappelle pas une caresse du temps où j’étais tout petit : je n’ai pas été
dorloté, tapoté, baisoté ; j’ai été beaucoup fouetté.
Il
ne se souvient pas d’une caresse du temps où il
était tout petit : il n’a pas été dorloté, tapoté,
baisoté ; il a été beaucoup
fouetté.
10- dans
les phrases suivantes :
« je
ne me rappelle pas une caresse »
« Mon
premier souvenir date donc d’une fessée. »
Quel est le
temps employé ? Quelle est sa valeur ?
Le
temps employé dans les phrases est le présent d’énonciation.
Production écrite : Tu gardes en mémoire un mauvais souvenir. Raconte-le.
Je
me rappelle avoir cassé le vase en cristal que ma mère adorait. Elle le
nettoyait régulièrement et le reposait délicatement dans le meuble du salon. Ce
jour-là, j’étais seule à la maison et je m’amusais avec une balle qui a fini
par atterrir sur le précieux objet. Une fois le méfait commis, j’ai ramassé
toute trace suspecte et je suis allée me
réfugier chez une amie. J’appréhendais le moment du retour mais il fallait bien
rentrer. Vers les coups de dix sept heures, j au sonné chez nous. Aujourd’hui
encore, j’en tremble de peur.
Mon
père m’a ouvert, je suis entrée et ma mère est arrivée comme une furie, me posant
des tas de questions. Je me souviens que j avais fait preuve de beaucoup de
sang froid. J’ai tout nié et à ma grande
surprise, ma mère m’a cru. Elle a préféré accuser mon frère qui avait pour
habitude d’accumuler les bêtises. Ouf ! J étais sortie d’affaire.
Les
jours ont passé et je me sentais de plus en plus honteuse. J’ai fini par tout
avouer à ma mère.
J’ai
été punie mais je jure que cette punition je l’ai adorée.

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